ACTE IV, SCÈNE IV
4ot
MARIE
Comment! vous ne pouvez être mon époux! et pourquoi donc , je vous prie ?
Parce que,.. pardonne#-moï , madame.», parce que.*, je ne le puis,
MARIE
Je te comprends, homme vil, âme hypocrite !.. tu m as trompée. Est-ce là le prix que je devais attendre de mon amour, de mes bontés? Ah ! tu ne ressembles pas à mon défunt époux; je ne le vois que trop. Mais cela ne se passera pas ainsi : je te susciterai des procès; tant qu'il me restera un denier, jeté ferai voir ce qu il en coite pour tromper une femme honnête et une veuve sans défense. Heureusement nous avons des lois, des tribunaux; rappeler vous mes paroles : madame Stricker sera votre femme, aussi sûr que je m'appelle Marie.
SVJNDLEF.
De grâce, madame, calmez-vous; écoutez ce que j'ai à vous dire. Cette union nous rendrait malheureux Fun et l'autre, et vous, surtout ; car je ne vous aitne point.
marie.
Cela m'est égal, je vous aime*
3VIWULER.
Je suis pauvre*
MARIE
Mais je suis riche.
Tkëâtrw SAtédoi*.
4oa L'AVENTURIER,
SVINDLER.
Mes coffres sont remplis de pierres et de sable.
MABIE.
Je peux les remplir d'or et d'argent.
SVINDLER.
Je suis méchant.
MARIE
Je ne suis pas trop bonne quand on m'irrite.
SVINDLER.
J'aime Caroline depuis long-temps, mon cœur n'appartiendra jamais qu'à elle.
MARIE
Ah! nous y voilà; mais vous ne m'avez pas dit cela en recevant mon riche présent.
SVINDLER.
Je serai trop heureux de vous le rendre. ( Il lui présente le portefeuille. ) Il est intact.
MARIE
Non, je ne le reprendrai point. Je jure, encore une fois , que vous n'aurez point d'autre femme que celle dont vous tenez ce cadeau. ( Madame Stricker entre. ) Voilà votre belle Caroline } je ne puis supporter sa présence. Ame perfide ! sois sûr que je saurai me venger.
(EUciort.)