SCÈNE V
M"\ STMCKER, SV1NDLER.
M"'. STK1CKBR.
Imprudent! qu'as-tu fait? tu offenses ta bienfaitrice.
SVINDLEH, mtliu.
J'ai écoute la voix de mou cœur; je romps des nœuds formés par l'intérêt; je n'ai pu supporter l'idée de perdre ma Caroline. Je t'offre ma main , mon cœur, accepte-les; je ne serai heureux qu'avec toi.
M"". STRICKER.
Est-ce ainsi que tu remplis les devoirs de la reconnaissance et tes promesses? va , je ne puis aimer un imposteur. Madame Stricker t'aime , tu as jure de t'unira elle; ma généreuse maîtresse te comble de bienfaits, et quelques instans après tu oses refuser de remplir tes sermens !
SVINOLER.
Caroline, je ne puis être, je ne serai jamais IVjmux de madame Stricker.
M"'. STRICKER.
Je jure que tu le deviendras.
«VIBOLEU. •
Cruelle! est-ce ainsi que tu récompenses mon amour?
»»♦. STRICKER.
Oui , et mon cœur ne m'accuse point de cruauté.
4o4 L'AVENTURIER,
SVINDLER.
Caroline, ne me désespère pas; ne trouble point ainsi le plus beau jour de ma vie. Tu ne sais pas ce qui vient de in arriver?
M™. STRICKER.
Voyons.
SVINDLER.
Promets-moi d'abord de ne plus prononcer le nom de madame Stricker.
M—. STRICKER.
Je ne puis le faire , car je tiens toujours mes promesses; madame Stricker sera ton épouse.
SVINDLER.
Caroline, j'ai retrouvé mon père.
M"-. STRICKER.
Je sais qu'il est dans cette ville.
SVINDLER.
Et tu dis cela si froidement!
M"". STRICKER.
Continue.
SVINDLER.
Je suis réconcilié avec lui.
M—. STRICKER.
Je t'en félicite.
» SVINDLER.
Je suis riche maintenant. ... Caroline, me comprends-tu ?
tàm: STRICKER.
Parfaitement. Tu es riche et tu penses de nou-