ACTE IV, SCÈNE VIII
M"". STRICKER.
Je la partage, mon oncle.
ROLLER
Aussi ne puis-je rester chez toi qu'un moment* je cours rejoindre mon fils; il m attend peut-être avec son amante. Àh! j'ai nourri autrefois un espoir, un de'sir,.,* mais il ne faut plus y penser*
M*", STRICKER,
Qui sait si ce jour ne comblera pas tous vos souhaits?
ROLLER
Non, non; mais ne murmurons point. Je rends grâce au ciel du bonheur qu'il ma envoyé. Nicolas} conduis-nioi vers mou fils,
SVJN DLF.R l'avance precipidmmrnt, cl cmbrasuj ton ftèn.
Il est ici.
ROLLER
Oui? et ta fîance'e , où est-elle?
M**. STRICKER, lWbrasunt.
Dans vos bras.
ROLLER
Toi, Caroline! tu es la fiancée de Guillaume! Ah! ne vous jouez point d'un vieillard aveugle.
SVINDLBR.
Votre cœur ne vous dit-il pas que c'est la vérité ?
ROLLER
Oh! oui7 je le sens... Je n'ai donc plus rien a
désirer; mais qui tous a réunis, vous que j'ai si
cruellement séparés ?
M—. STRICKER.
Le destin, et la fidélité, mon père.
ROLLER
Que la mort seule vous désunisse! je tous suis mes en fan s.
M—. STRICKER, èSriodler.
Tu le vois , Guillaume, l'insupportable madame Stricker devait enfin devenir ton épouse.
SV1NDLER.
Mais cette épreuve aurait pu briser mon cœur.
M"*. STRICKER, en riant.
Je ne suis plus digne de toi.
SVINDLER.
Cruelle rieuse !
M"«. STRICKER.
Tu m'aimes cependant ?
SVINDLER, riant.
Oui, pour tes soixante-dix mille riksdalers.
ROLLER
Mon fils ! parle aussi à ton père ; les autres peuvent te voir, je ne puis que t'entendre. Ah ! que ne puis-je aussi réjouir mes yeux de ta vue!
SVINDLER.
Pardon, mon père; une joie vive ne se répand
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