ACTE IV, SCÈNE VIII. 4u
point au dehors; lorsque les sentimens se sont calmés , alors seulement on peut les exprimer.
ROLLER
Tu as raison, mon fils; mais dis-moi toujours quelque chose; j'aime tant à entendre ta voix !
Mon père, vous souvenez-vous de Loepeld?
ROLLER
Loepeld! ton valet!... ce maître fripon s'est fait pendre assurément.
LOEPELD.
Non, Dieu merci! Il est à trois pas de vous, monsieur, et vous demande pardon pour le passé.
ROJLLER.
As-tu suivi fidèlement ton maître?
LOEPELD.
«Oui, monsieur ; dans L'infortune comme dans la prospérité.
ROLLER
Alors, je te pardonne tout, et ton maître n'oubliera point de récompenser tes services.
SVINDLER.
A propos, mon cher Loepeld, voudrais-tu épouser madame Stricker?
ROLLER
Que dis-tu , mon fils, madame Stricker ?
4i2 L'AVENTURIER,
• 5VINDLER.
Oui, mon père; mais c'est une seconde édition de cette dame, que vous ne connaissez point. (A Loepeld. ) Eh bien ?
LOEPELD.
Pourquoi pas, monsieur? j'ai toujours suivi l'exemple de mon maître en tout ; puisqu'il se marie , j'en puis faire autant.
SVINDLER, à Marie.
Et vous , madame ?
MARIE, regardant Loepeld.
Cette proposition est si brusque... je ne sais.
SVINDLER.
Ne soyez pas si difficile maintenant; je me plaignais tout à l'heure du contraire.
MARIE
Aussi y a-t-il une différence. Monsieur Loepeld cependant n'est point mal.
M"*. STRICKER. •
Je donne la dot.
SVINDLER.
Et moi , le cadeau de noce.
ROLLER
Je ferai la noce dans ma nouvelle terre.
LOEPELD.
Touche donc là, ma belle.
aviNDLER.
Reste à payer mon hôte, à rendra au bourgmestre
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