‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 303 sur 310 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Lesprécédens, JERNBERG, ALBINE, LE BARON. Jernberg conduit le baron à une chaise; mais lorsque ce dernier veut s'asseoir, il se met à côté, et tombe : Charlotte et le cornette rient.

ALBINE , aidant le baron à se relever.

Ah , ciel ! Ne" vous êtes->vous point blessé ?

LE BARON

Non, aimable Albine. Quoi! vous avez la bonté de me prêter une main secourable , et ne riez point d'un pauvre aveugle? Quel cœur sensible!

( Il lui baite la m lin. ) ALBINE.

Mettez-vous là , monsieur le baron ; vous y serez mieux, et plus en sûreté.

1 (Ella le conduit.)

JERNBERG.

Albine conviendrait parfaitement pour guider vos pas, monsieur le baron ; elle est aussi sensible que vous.

Si j'avais un pareil guide, je ne ferais pas le voyage de la vie d'un pas si incertain et si solitaire.

M"*. JERNBERG.

Qu'Albine devienne ce qu'elle voudra, mais elle ne sera pas la conductrice du baron.

LE BARON

Je n'ai garde, madame, de supposer qu'elle voulût se charger d'un si pénible emploi.

M-". JERNBERG.

C'est différent; je prends les paroles pour ce qu'elles sont : mais quant à ma fille. ...

JERNBERG.

,Ma chère femme, fais-nous apporter le thé.

Mm*. JERNBERG.

Quand il sera prêt. Charlotte , suis-moi.

* ( Elles sortent. )

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