‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 310 sur 310 · L'AMANT AVEUGLE, ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

L'AMANT AVEUGLE, ACTE II, SCÈNE VII

JERHBERG.

Vous pouvez tout espérer, monsieur, excepté la main de ma fille. Charlotte, étourdie, légère, unie à un jeune homme aussi volage qu'elle, serait malheureuse et ne ferait point votre bonheur. Quand votre esprit sera moins frivole, et que les années auront produit leur effet sur vouS, alors, si vous vous rappelez encore Charlotte, vous pourrez me demander sa main. J'espère que vous vous êtes trop tôt flatté de posséder déjà son cœur.

Ah! mon père, je deviendrai raisonnable et peut-être qu'un baron aveugle pensera à moi et recouvrera la vue.

LE CORNETTE

Vous me mortifiez, monsieur; je ne suis pas fait pour supporter de pareilles injures. Je vous quitte; c'est en vain que vous attendrez mon retour. Adieu.

(Dsort. ) M™. JERNBERG.

Ne pense jamais à ce papillon, Charlotte. S'en aller si brusquement!

JERITBERG.

Et toi, Charlotte, apprends de ta soeur à aimer les qualités solides , à respecter la vertu partout où tu la trouveras; alors la félicité de. ton père sera doublée, et, marchant entre mes deux heureuses filles, j'irai au-devant de la mort en bénissant l'instant où elles ont vu le jour.

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