‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 309 sur 310 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

neur. J'ai envie d'en essayer aussi. Ah! mademoiselle Charlotte, je suis aveugle,

• (Il chancelle. )

Mm«. JERNBERG.

Monsieur le baron , je ne sais que faire , ni que vous dire.

JERNBERG.

Monsieur le baron, la noblesse de votre caractère, votre esprit, m'ont souvent fait désirer qu'un lien plus étroit vous unît à moi ; la douceur de mon Albine , ses qualités aimables, m'ont toujours donné l'espoir qu'elle pourrait faire le bonheur d'un époux. Vous me dîtes l'impression qu'elle avait produite sur votre cœur, j'en ressentis de la joie , et elle vous appartint de ce moment ; mais je voulus voir si je vous donnais en elle une femme exempte de préjugés, d'un esprit éclairé, et supérieure aux autres personnes de son sexe. El toi, mon Âlbine, ( il la presse dans ses bras) tu as rempli mon espoir ; et la plus grande récompense que je puisse te donner est cet homme généreux. Que ma bénédiction repose sur vous deux !

ALBINE

Mon père , ô le meilleur des pères ! je ne mérite pas tant de louanges; je n'ai suivi que la voix de mon cœur.

JERNBERG.

Écoute-la toujours, mon Albine, elle ne te trompera jamais.

LE CORNETTE

Quoique je sois aveugle, monsieur, me permettez-vous d'espérer...

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