‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 38 sur 310 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

amante et sa patrie du même danger , du mênje joug. Mon père , il pressera son cœur contre celui de Thilda , et sentira à ses battemens si elle est encore digne de son amour. Pardonnez , ô dieux ! les désirs de vengeance que j'ai nourris dans mon âme; et tous , mon père , pardonnez aussi mon injustice à votre égard , et les reproches dont j'ai accablé votre tendresse : la douleur m'avait égarée , le bonheur me ramène ; partagez avec le ciel la reconnaissance que je vous dois. Viens , Yngvé , hâte-toi , vole sur les ailes de la victoire , et que ton amante passe des bras d'un père dans ceux d'un époux !

ÀSMUN.

La tombe n'a plus rien d'effrayant pour moi , puisque j'ai vu le jour qui termine toutes tes souffrances*. .. Mais Sigurd s'avance ; il nous apporte la nouvelle du retour d'Yngvé.... Quelle démarche abattue !.... Quel désespoir l'accable !.... Quelle tristesse dans ses yeux i Comme frappé de la foudre, il fixe sur nous ses regards interdits, et tremble de parler.

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