‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 47 sur 310 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

POMPÉE, YNGVÉ.

La justice est une vertu qu'il est grand de pratiquer; mais il existe une puissance souvent opposée à ses lois, et plus forte quelles. Dis-moi, es-tu

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assez heureui pour ne point connaître son empire?

As-tu jamais été touché des charmes de la beauté?

YNGVÉ.

Qui? moi?... Que veux-tu dire 1 {A part.) Ah!... si j ai aimé ! ( A Pompée. ) Crois-tu qu'il n'y ait qu'un Romain qui puisse brûler des feux de l'amour? Tu ne connais point, Pompée, le mortel que tu interroges.

POMPÉE

Si celle que tu aimes souffrait; si abreuvée d'injures elle demandait ton secours, que ferais-tu ?

YNGVÉ , arec tit^cù*.

Pompée!.... jusqu'aux extrémités de la terre, parmi les nations les plus sauvages, en quelque lieu qu'il fallût chercher son oppresseur, je saurais le trouver; quand même les légions romaines formeraient un mur autour de lui , mon bras saurait atteindre son cœur.

POMPÉE

Et si après tout ce que tu aurais fait on donnait " à un autre le prix pour lequel tu aurais combattu?

YNGVÉ.

L'un de nous périrait , Pompée!.... Mais que dois-je conclure de tes discours? quel rapport y a-t-il entre ce que tu viens de me dire et Odin , et cette guerre et la soif du pouvoir dont Rome est dévorée ?

POMPÉE

Ce n'est point l'intérêt de Rome , ni la fierté d'Odin qui enflamment ici mon courage. Odin a un

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