‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 48 sur 310 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

fils heureux, plus criminel que son père ; un fils objet de toute ma haine, de toute ma vengeance; ce n'est que contre lui que j'ai dirigé mes armes.

YNGVÉ.

Contre Yngvé ?

POMPÉE

Contre Yngvé lui-même,. .

YNGVÉ.

Connais-tu l'ennemi que tu cherches ?

POMPÉE

Non. Il était en Egypte la première fois que je vins cueillir des lauriers dans la Scythie ; mais tout ce que la renommée dit de ses vertus, augmente encore l'éternelle et profonde haine que je lui ai jurée.

YNGVÉ.

De quels crimes Yngvé s'est-il rendu coupable envers toi ? Il n'a point un nom égal au tien ; il a admiré l'éclat de ta gloire, et n'en a pas été jaloux.

POMPÉE

Ma gloire!... C'est la sienne qui fait naître mon envie et ma haine. Cette terre porte l'adorable objet qui l'a redoublée ; et si Pompée, caché parles ombres de la nuit, porte lui-même son message dans le camp des Scythes, connais le sentiment qui le guide : j'aime.

YNGVÉ, à part.

Thor! c'est ta foudre que j'en tends (a). {A Pompée.) Pompée!... le choix ne peut être incertain. Ton

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