‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 86 sur 310 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

YNGVÉ, THILDA, HILDUR, SIGURD, Garde scythe.

SIGURD

Nous ayons réussi, prince; viens, arme ton bras. A la tête des soldats que j'ai ralliés dans leur fuite , je me suis avancé vers ces lieux à la faveur des ténèbres qui régnent dans ces forêts. J'ai vu les fiers Romains, dans l'ivresse de la victoire, pâlir à notre aspect, se rassembler avec confusion pour nous fermer les passages. Pompée toujours calme, toujours lui-même, est accouru avec les troupes le plus à sa portée; leurs rangs se grossissent de momens en momens ; et déjà l'on combat , mais la victoire est encore incertaine. Viens ; prête-nous l'appui de ton bras. Ces braves guerriers ont dispersé la garde qui t'entourait : le chemin est libre, prince; et la main fidèle de Sigurd s'enorgueillit de détacher tes fers.

Rendez-moi , ô dieux , avec la vie , l'espoir de la victoire ! rendez à mon épée soi) ancien éclat !

THI LD A , lui donnant une é*pee qu'elle prend à l'on de* soldats scythe*.

Prends cette épée des mains de Thilda ; sers-t'en pour la liberté, pour l'honneur, pour ton peuple , pour ton épouse.

YNGVÉ, saisissant lYpée avec vivacité.

Je la presse sur mon cœur, et jure d'être digne de

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la main qui Ta offerte ; mais si le ciel a décidé ma perte , souviens-toi , Thilda, de la consolation que tu dois à mon ombre.

THILDA.

Je t'appartiens pour toujours, Yngvé : va , ma vie est attachée à ton sort.

YNGVÉ, tSigurd.

Ote-moi mes liens.... Que vois-je !

THILDA.

Je me meurs !

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