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plus mêlé de l'univers, par les alliances qu'ont fsûtes ensemble les Espagnols, les Indiens, les Chinois , les Malabares, les Noirs, etc. Ces Noirs, qui vivent dans les rochers et les bois de cette lie , diffèrent entièrement des autres habitants ; quelques-uns ont les cheveux crépus, comme les nègres d'Angola, les autres les ont longs; la couleur de leur visage est comme celle des autres nègres :
p quelques-uns sont un peu moins noirs ; on en a vu plusieurs parmi eux qui avaient des queues longues de quatre ou cinq pouces, comme les insulaires dont parle Ptoloraée. (Voyez les Voyages de Gemilli-Careri. Paris, 1719, t. V, p. 68.) Ce voyageur ajoute que des jésuites, très-dignes de foi, lui ont assuré que dans l'ile de Mindoro, voisine de Manille, il y a une race d'hommes appelé Manghiens, qui tous ont des queues de quatre ou cinq pouces de longueur, et même que quelques-uns de ces hommes à queue avaient embrassé la foi catholique (voyez id,y t. V, p. 92), et que ces Manghiens ont le visage de couleur olivâtre et les cheveux longs (voyez id.y t. V, p. 298). Dampier dit que les habitants de l'île de Mindanao, qui est une des principales et des plus méridionales des Philippines, sont de taille médiocre, qu'ils ont les membres petits, le corps droit et la tête menue, le visage ovale, le front plat, les yeux noirs et peu fendus, le nez court, la bouche assez grande, les lèvres petites et rouges, les dents noires et fort saines, les cheveux noirs et lisses, le teint tanné,
• mais tirant plus sur le jaune clair que celui de certains autres Indiens ; que les femmes ont le teint plus clair que les hommes; qu'elles sont aussi mieux faites, qu'elles ont le visage plus long, et que leurs traits sont assez réguliers, si ce n'est que leur nez est fort court et tout à fait plat entre les yeux ; qu'elles ont les membres très-petits.
les cheveux noirs et longs, et que les hommes en général sont spirituels et agiles, mais fainéants et larrons. On trouve dans les Lettres édifiantes que les habitants des Philippines ressemblent aux Malais, qui ont autrefois conquis ces iles; qu'ils ont, comme eux, le nez petit, les yeux grands, la couleur olivâtre jaune, et que leurs coutumes et leurs langues sont à peu près les mêmes '.
Au nord de Manille on trouve l'île Formose, qui n'est pas éloignée de la côte de la province de Fokien à la Chine ; ces insulaires ne ressemblent cependant pas aux Chinois. Selon Struys, les hommes y sont de petite taille, particulièrement ceux qui habitent les montagnes : la plupart ont le visage large ; les femmes ont les mamelles grosses et pleines, et de la barbe comme les hommes; elles ont les oreilles fort longues, et elles en augmentent encore la longueur par certaines grosses coquilles qui leur servent de pendants ; elles ont les cheveux fort noirs et fort longs, le teint jaune noir : il y en a aussi d'un jaune blanc et de tout à fait jaunes; ces peuples sont fort fainéants ; leurs armes sont le javelot et l'arc, dont ils tirent très-bien ; ils sont aussi excellents nageurs , et ils courent avec une vitesse incroyable. C'est dans cette île où Struys dit avoir vu de ses propres yeux un homme qui avait une fpieue longue de plus d'un pied, toute couverte d'un poil roux, et fort semblable à celle d'un bœuf; cet homme à queue assurait que ce défaut, si c'en était un, venait du climat , et que tous ceux de la partie méridionale de cette île avaient des queues comme lui *. Je ne sais si ce que<lit Struys des habitants de cette île mérite une entière con-