Voyez V Histoire de Stùnt-Domingue, p
2. Voyez le RecueU des Voyages, t. HI, p. 623; le Voyage de Mocquet, p. 205; et la Navigation de Jean Hugues Lintscot, p. 20.
d'hommes de couleur olivâtre ou basanée ; ils proviennent apparemment du mélange des noirs et des blancs. Le voyageur que je viens de citer dit que ceux de la baie de Saint-Augustin sont basanés, qu'ils n'ont point de barbe, qu'ils ont les cheveux longs et lisses» qu'ils sont de haute taille et bien proportionnés, et enfin qu'ils sont tous circoncis, quoiqu'il y ait grande apparence qu'ils n'ont jamais entendu parler de la loi de Mahomet , puisqu'ils n'ont ni temples, ni mosquées, ni religion ^ Les Français ont été les premiers qui aient abordé et fait un établissement dans cette lie, qui ne fut pas soutenu*; lorsqu'ils y descenjdirent, ils y trouvèrent les hommes blancs dont nous venons de parler, et il? remarquèrent que les noirs, qu'on doit regarder comme les naturels du pays , avaient du respect pour ces blancs '• Cette île de Madagascar est extrêmement peuplée et fort abondante en pâturages et en bétail ; les hommes et les femmes sont fort débauchés , et celles qui s'abandonnent publiquement ne sont pas déshonorées ; ils aiment tous beaucoup à danser, à chanter et à se divertir, et, quoiqu'ils soient fort paresseux, ils ne laissent pas d'avoir quelque connaissance des arts mécaniques : ils ont des laboureurs , des forgerons , des charpentiers, des potiers, et même des orfèvres; ils n'ont cependant aucune commodité dans leurs maisons, aucuns meubles ; ils couchent sur des nattes , ils mangent la chair presque crue et dévorent même le cuir de leurs bœufs après avoir fait un peu griller le poil ; ils mangent aussi la cire avec le miel; les gens du peuple vont presque tout
i. Voyez le Voyage de François Gauche, Paris, 1671, p. 45.