CUEF-D OEUV. DE BOSS. — T. S
DE
DUCHESSE d'oRLÉANS.
Fanilas vanilatum, dixit Ecclesiastes : vanitas vanitalum , el omiiici vanitas.
Vanité des vanités, a dit l'Ecclésiaste : vanité des vanités, et tout est vanité (Eccles., i, 2.)
Monseigneur ^ ,
J'étais donc encore destiné à rendre' ce devoir funèbre à très-haute et très-puissante princesse Henriette- Anne d'Angleterre, ddcuesse d'Orléans. Elle que j'avais vue si attentive pendant que je rendais le même de\oir à la reine sa mère, devait être sitôt après le sujet d'un discours semblable; et ma triste voixétait réservée à ce déplorable ministère ! 0 vanité ! ô néant I ô mortels ignorants de leurs destinées! L'eùt-elle cru, il y a dix mois? Et vous , messieurs, eussiez-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de larmes en ce lieu, qu'elle dût sitôt /ous y rassembler pour la pleurer elle-même ? Princesse, le digne objet de l'admiration de deux grands royaumes, n'était-ce pas assez que l'Angleterre pleurât votre al> sence, sans être encore réduite à pleurer votre mort? et la France, qui vous revit, avec tant de joie, environnée
' Monsieur le Prince.