‹ Chefs-d'œuvre oratoires de Fléchier, Bourdaloue: Petit carême de MassillonChapitre 75 sur 121 · DE LA GLOIRE HUMAINE · texte numérisé non relu

DE LA GLOIRE HUMAINE

Si êgo ghrifUo meiptum^ gtoria •«• nikil 0tt,

SI je me ^orifle moi-inème, ma gloin n*est rien.

Sire,

Si la gloire du monde, sans la crainte de Dieu , était quelque chose de réel, quel homme jusque-là avait paru sur la terre qui eût plus de lieu de se glorifier lui-même que Jésus-Christ?

Outre la gloire de descendre d*une race royale, et de compter les David et les Salomon parmi ses ancêtres, avec quel éclat n'avait-il pas paru dans le monde?

Suivez-le dans tout le cours de sa vie, toute la nature lui obéit; les eaux s'affermissent sous ses pieds; les morts entendent sa voix; les démons, frappés de sa puissance, vont se cacher loin de lui ; les cieux s'ouvrent sur sa tête , et annoncent eux-mêmes aux hommes sa gloire et sa magnificence : la boue entre ses mains rend la lumière aux aveugles; tous les lieux par où U passe ne sont marqués que par ses prodiges : il lit dans les cœurs, il voit l'avenir comme le présent; il entraine après lui les villes et les peuples : personne avant lui n'avait parlé comme il parle; et, charmées de son éloquence céleste , les femmes de Juda appellent heureuses les entrailles qui l'ont porté.

Quel honmie s'était jamais montré sur la terre environné de

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