SUR LE TRIOMPHE DE LA RELIGION
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JésoB-Ghrist ayant désanni lei princlpantés et les paissances, il les a menées hanteoiAnt on triomphe à la face de toot le monde, après les aroir Taincoes en sa propre peisonno. GoL., n, 15.
Sire,
Les vains ii iompiics des conquérants n'étaient qu'un spectacle d*orgueil, de larmes, de désespoir, et de mort; c'était le triomphe lugubre des passions humaines : et ils ne laissaient après eux que les tristes marques de l'ambition des vainqueurs et de la servitude des vaincus.
Le triomphe de Jésus-Christ est aujourd'hui , pour les nations mêmes qui deviennent sa conquête, un triomphe de paix, de liberté et de gloire.
Il triomphe de ses ennemis, mais pour les délivrer et les associer à sa puissance. Il triomphe du péché ; mais , en effaçant et attachant à la croix cet écrit fatal de notre condamnation, il en fait couler sur nous une source de sainteté et de grâce. li triomphe de la mort, mais pour nous assurer l'immortalité.
Telle est la gloire de la religion : elle n'offre d'abord que les opprobres et les souffrances de la croix ; mais c'est un triomphe glorieux , et le plus grand spectacle que Fhomme puisse donner à la terre. Rien ici-bas n'est plus grand que la vertu : tous les autres genres de gloire, on les doit au hasard ou à l'adulation,
et à ferreur publique ; celle-ci » on ne la doit qu'à Dieu et à sotmême. On en fait une honte aux princes et aux puissants; et ce* pendant c'est par elle seule qu'ils peuvent être grands , puisque c'est par elle seule qu'ils peuvent triompher de leurs ennemis, de leurs passions, et de la mort même.
Exposons ces vérités si honorables à la foi, et consacrons à la gloire de la religion l'instruction de ce dernier jour^ qui est le grand jour des triomphes de Jésus-Christ*