ACTE I, SCÈNE V
De3 pleurs que vous arrache un intérêt si tendre; Pleurez ce sang, pleurez; ou plutôt, sans pâlir, Considérez l’honneur qui doit en rejaillir :
Voyez tout l’Heilespont blanchissant sous nos ramas. Et la perfide Troie abandonnée aux flammes,
Ses peuples dans vos fers, Priam à vos genoux, Hélène par vos mains rendue à son époux ;
Voyez de vos vaisseaux les poupes couronnées Dans cette même Aulide avec vous retournées,
Et ce triomphe heureux qui s’en va devenir L’éternel entretien des siècles à venir.
AGAMEMNON
Seigneur, de mes efforts je connais l’impuissance % Je cède et laisse aux dieux opprimer l’innocence.
La victime bientôt marchera sur vos pas,
Allez. Mais cependant faites taire Calchas;
Et, m’aidant à cacher ce funeste mystère, Laissez-moi de l’autel écarter une mère.
FIN DU PREMIER AGTfc.