‹ Chefs-d'œuvre: Phèdre. Britannicus (volume 2)Chapitre 27 sur 105 · ACTE III, SCENE V IPHIGÉNIE · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V IPHIGÉNIE

Ciel! pour tant de rigueur, de quoi suis-je coupable?

CLYTEMNESTRE

Je ne m’étonne plus de cet ordre cruel Qui m’avait interdit l’approche de l’autel.

Iphigénie, à Achille .

Et voilà donc l’hymen où j’étais destinée!

ARCAS

Le roi, pour vous tromper, feignait cet hyménée : Tout le camp môme encore est trompé comme vous.

CLYTEMNESTRE

Seigneur, c’est donc à moi d’embrasser vos genoux. Achille, la relevant .

Ah! madame!

CLYTEMNESTRE. %

Oubliez une gloire importune;

Ce triste abaissement convient à ma fortune.

Heureuse si mes pleurs vous peuvent attendrir !

Une mere à vos pieds peut tomber sans rougir;.

C’est votre épouse, hélas! qui vous est enlevée; Dans cet heureux espoir je l’avais élevée.

C’est vous que nous cherchions sur ce funeste bord; Et votre nom, seigneur, l’a conduite à la mort, ïra-t-elle, des dieux implorant la justice,

Embrasser leurs autels parés pour son supplice?

Elle n’a que vous seul : vous êtes en ces lieux Son père, son époux, son asile, ses dieux.

Je lis dans vos regards la douleur qui vous press®. Auprès de votre époux, ma fille, je vous laisse- Seigneur, daignez m’attendre, et ce la point quitter^

IPHIGÉNIE EN AULIDE

A. mon perfide époux je cours me présenter :

11 ne soutiendra point la fureur qui m’anime.

11 faudra que Calchas cherche une autre victime; Ou, si je ne vous puis dérober è leurs coups,

Ma fille, ils pourront bien m’immoler avant voas.

SCÈHE VI

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