‹ Chefs-d'œuvre: Phèdre. Britannicus (volume 2)Chapitre 50 sur 105 · SCÈNE PHEKIlèaS IPHIGÉNIE, ÆGINE · texte numérisé non relu

SCÈNE PHEKIlèaS IPHIGÉNIE, ÆGINE

IPHIGENIE.

Cesse de m’arrêter. Va, retourne à ma mère, Ægine; il faut des dieux apaiser îa colère.

Pour ce sang malheureux qu’on veut leur dérober? Regarde quel orage est tout prêt à tomber ; Considère l’état où la reine est réduite;

Vois comme tout le camp s’oppose à notre fuite; Avec quelle insolence ils ont, de toutes parts,

Fait briller à nos yeux la pointe de leurs dards; Nos gardes repoussés, îa reine évanouie...

Ah! c’est trop l’exposer : souffre que je la fuie; Et, sans attendre ici ses secours impuissants, Laisse-moi profiter du trouble de ses sens.

Mon père même, hélas ! puisqu’il faut te le dire, Mon père, en me sauvant, ordonne que j’expire.

ÆGINE.

Lui, madame! Quoi donc? Qu’est-ce qui s’est pas

IPHIGÉNIE

Achille, trop ardent, l’a peut-être offensé ;

Mais le roi, qui le hait, veut que je le haïsse;

Il ordonne à mon cœur cet affreux sacrifice;

Il m’a fait par Areas expliquer ses souhaits;

Ægine, il me défend de lui parler jamais»

IPHIGÉNIE EN AGLID2 ÆGINE.

Ab! madame!

IPHIGÉNIE

Ah ! sentence ! ah ! rigueur inouïe î Dieux plus doux, vous n’avez demandé que ma viel Mourons, obéissons. Mais qu’est-ce que je vol? Dieux ! Achille 1

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