SCÈNE PHEKIlèaS IPHIGÉNIE, ÆGINE
IPHIGENIE.
Cesse de m’arrêter. Va, retourne à ma mère, Ægine; il faut des dieux apaiser îa colère.
Pour ce sang malheureux qu’on veut leur dérober? Regarde quel orage est tout prêt à tomber ; Considère l’état où la reine est réduite;
Vois comme tout le camp s’oppose à notre fuite; Avec quelle insolence ils ont, de toutes parts,
Fait briller à nos yeux la pointe de leurs dards; Nos gardes repoussés, îa reine évanouie...
Ah! c’est trop l’exposer : souffre que je la fuie; Et, sans attendre ici ses secours impuissants, Laisse-moi profiter du trouble de ses sens.
Mon père même, hélas ! puisqu’il faut te le dire, Mon père, en me sauvant, ordonne que j’expire.
ÆGINE.
Lui, madame! Quoi donc? Qu’est-ce qui s’est pas
IPHIGÉNIE
Achille, trop ardent, l’a peut-être offensé ;
Mais le roi, qui le hait, veut que je le haïsse;
Il ordonne à mon cœur cet affreux sacrifice;
Il m’a fait par Areas expliquer ses souhaits;
Ægine, il me défend de lui parler jamais»
IPHIGÉNIE EN AGLID2 ÆGINE.
Ab! madame!
IPHIGÉNIE
Ah ! sentence ! ah ! rigueur inouïe î Dieux plus doux, vous n’avez demandé que ma viel Mourons, obéissons. Mais qu’est-ce que je vol? Dieux ! Achille 1