ACTE II, SCÈNE IV
Si le ciel da mon sort me laisse disposer.
Oui, je respire, Arbate, et ma joie est extrême :
Je tremblais, je l’avoue, et pour un fils que j’aiine Et pour moi qui craignais de perdre un lel appui, Et d’avoir à combattre un rival tel que lui.
Que Pharnace m’offense, il offre à ma colère Un rival dès longtemps soigneux de me déplaire, Qui toujours des Romains admirateur secret,
Ne s’est jamais contre eux déclaré qu’à regret.
Et s’il faut que pour lui Monime prévenue Ait pu porter ailleurs une amour qui m’est due, Malheur au criminel qui vient me la ravir,
Et qui m’ose offenser et n’ose me servir I L’aime-t-elle ?
ARBATE.
Seigneur, je vois venir la reine.
MITHRIDATE
Dieux,qui voyez ici mon amour et ma haine, Epargnez mes malheurs, et daignez empêcher Que je ne trouve encor ceux que je vais chercher! Arbate, c’est assez : qu’on me laisse avec elle.
SCÈHE Iÿ