‹ Chefs-d'œuvre poétiques des dames françaisesChapitre 123 sur 186 · A LA ROSIERE DE SALENCI · texte numérisé non relu

A LA ROSIERE DE SALENCI

Reçois, jeune et belle rosière,

Le tendre hommage de mon cœur Ainsi qu'à toi la sagesse m'est chère :

Tu portes le prix de l'honneur.

Combien en ce moment je t'aime et te révère 1

A\ec ce titre glorieux La plus simple bergère est princesse à mes yeux. En dépit des amours dont l'essaim t'environne ,

Tu sus conserver ta vertu

Ah ! pour obtenir la couronne Ton jeune cœur sans doute a combattu.

Avec certains amans d'humeur folle et légère,

Dont notre esprit est peu charmé ,

Il est aisé d'être sévère ; Mais qu'il en coûte à l'être avec l'amant aintc ! Aussi d'une Ijrillante et douce récompense , Salenci sait payer un triomphe si beau :

De roses l'éclatant chapeau Attestera toujours ta candeur, ta décence, A tous les liabitans de cet heureux hameau.

Ah ! dans cette gloire immortelle

Il est encore un droit charmant :

Au bonheur d'un époux fidèle

Tu peux appeler ton amant.

Je vois aussi sur ta victoire S'exercer tour à tour les enfans d'Apollon ,

Et dans le temple de mémoire Des écrits délicats * ont placé ton beau nom. Aujourd'hui même encore une élégante muse Du prix de ta vertu nous offre le tableau : Favart sait nous instruire autant qu'il nous amuse , Voilà ce que j'admire en son drame nouveau. Puisse, pour couronner ses travaux et son zèle. Puisses-tu, ma bergère, au temple heureux des ris,

Des jeunes nymphes de Paris Être à jamais l'exemple et le modèle.

• L'abbé Coger, labbc di- Malcspim it M de Sainisiny aiaioiit fait lie jolis vers a l'occasion de la rosièn- rie salenci

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