POLK LA VEILLE DE LA .XATIVITÉ
O tille de Judée ! ô Jérusalem sainte : Vous tous qui bénissez le nom de l'Éteinel , Qui chérissez la paix , sainte fille du ciel , ^'e soyez plus gênés de soupçon ni de crainte ;
Si d'angoisse aujourd'hui vous avez l'auie atteinte , Ressentant du péché l'assaut continuel , Vous sortirez demain hoi s de ce jour cruel ; Le dragon qui rugit verra sa force éteinte ;
Du haut du firmament le Seigneur descendra,
Se viendra joindre à nous et vainqueur vous rendra
11 amène avec lui la tranquille assurance ■
Prenez courage donc, et croyez désormais Que le secours est proche et ne manque jamais A ceux qui tout en Dieu mettent leur espérance.
SONNET II
POl'R LE JOLU DE NOËL.
Quel miracle est ceci , quelle métamorphose ! Ce grand roi , qui contient et la terre et les cieux , Et qui les fait trembler d'un seul clin de ses yeux , En une étable est mis, qui n'est qu'à demi close, lui qui orne, enrichit et revest toute chose,
N'a que des drapelets sur son corps précieux ; Lui qui lance dans l'air le foudre impétueux , Humble , doux et petit en la crèche repose.
Lui que les chérubins adorent en tremblant ,
Qui dispose et régit l'ordre du firmament,
Et qui est seul auteur de tous biens désirables ,
Est gisant sur la paille entre deux animaux ; Enfant, on l'enimaillotte , et pour nous misérables, S'étant rendu mortel , il souffre tant de maux .