ACTE IV, SCÈNK IV i8i
D. JAPIIF.I.
J en latéral tantôt deux des plus beaux du juoude, Durs, distants l'un de l'autre, et de fiyure ronde.
FOU CAR A L
Cancaron 1 deux tetous ! j'en aurois assez d'un.
D. JAI'HET
Si le ciel m'avoit fait d'un mérite commun , Léouore auroit pu résistera mes charmes; Mais je n'ai qu'à paroître, il faut rendre les armes. Ce fat Zurducaci lui faisoit les doux yeux.
FOr CAR A L.
C'est un fat, voirement, et Pascal en est deux.
M A RC-A N TOI N F. , à part.
Je m'en vais te payer bientôt de ta louange.
D. JAPHKT.
Que j'aurai de plaisir avecque ce bel ange ! Je puis, très justement, dire avec feu (Jésar, Je suis venu , j'ai vu , j'ai vaincu.
FOUCA R Af,.
Par hasard , Si ce vieux commandeur vous donnoit de l'épée ?
D. JAPHET
Alors, je ne suis plus César; je suis Pompée.
FOUCARAL.
Que voulez-vous donc faire avec ces chantres-ci?
D. J A PII ET
J'en veux didcifler mon amoureux souci.
KOI CA R AI,.
Kt si le conim^udeur entend votre musique?
i84 DOTN JAPHET J)AUxMEiME.
D. JArllET.
Foucaral , ta raison est assez énergique ; Mais aussi j'irai perdre un ducat avancé.
FOUCARAL.
Préférez-vous l'argent à quelque bras cassé ?
D. JAPHET
Nous soinraes encor loin d'où repose ma joie. Pour gagner mon argent devant qu'on les renvoie , Ils chanteront les vers que je fis l'autre jour Sur le feu violent de mon brûlant amour. Quant à moi, de tout temps j'aimai la symphonie , Et tiens que des bons vers les beaux airs sont la vie... Chantez, musiciens... Mais non, ne chantez pas. Foucaral a raison , retournez sur vos pas; Ma musique pourroit être ici scandaleuse.
( Les nuisiciois sortent. }