‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 147 sur 224 · LA DUÈGNE · texte numérisé non relu

LA DUÈGNE

La luiit est fort obscure :

[Elle vide un pot d'urine sur la tête de don Japlwt. ) Gare l'eau !

D. J A IMIET.

Gare l'eau! Bon dieu! la pourriture!

Ce dernier accident ne promet rien de bon : Ah! chienne de duègne, ou serv.mtc, ou démon, Tu m'as tout conipissé, pisseuse abominable ! Sépulcre d'os vivants, habitacle du diable, Gouvernante d'enfer, époiivantail jilâtré, Dents et crins empruntes, et face de châtré!

LA DUEGNE, vcisatit uuc sccondc potée (rurinc. Gare l'eau !

( Elle se retire. )

ACTK IV, SCKNK, Mil 197

SCtNK \\[[.

D JAPHET

La diablesse a redoublé la dose.

Exécrable ^fuenon ! si c'étoit de l'eau rose , Un la poiirroit soutFrir jKir le {jrand froiil qui fait; Mais je suis tout couvert de ton déluge infect, Et quand j'espérerois le retour de ma belle. Étant tout putrefmt, que ferois-je avec elle? Il faut céder au temps : c'est assez pour un coup. J'ai fort mal réussi; mais j'aurai fait bcaucfinj», .si je puis, descendant l'échelle que j accroche , Garantir mon cher corps de chute ou d'anicroche.

( Il descend ffu balcnn. ) Que maudit soit l'amour, et les balcons maucUts, D'où l'on sort tout couvert d'urine , et sans habits ! Que le métier d'amour est un rude exercice !

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