SCÈNE II
D. AEVARE, ELVIRE.
L). ALVAllK.
Eh bien ! ma chère Elvire, ai-je encore à languir?
ELVIRE
Ma mère est un esprit qui ne peut revenir;
Nous n'obtiendrons jamais ce que nous voulons d'elle,
Qu'elle n'ait de mon frère une bonne nouvelle;
S'il ne revient bientôt, nous espérons en vain.
D. ALVARE
Il faut l'aller chercher, et partir dès demain;
s'il est en quelque endroit des lieux que le ciel couvre,
Il sera bien caché si je ne le découvre.
Mais, s'il est mort, Elvire?
ELVIRE
Hélas ! j'en ai grand peur :
Car ma mère en mourroitsans doute de douleur.
l). ALVARE.
Vous nie commandez donc de chercher votre frère?
ELVIRE
C'est l'unique remède à nos u\aux salutaire.
Mais aussi vous quitter!
EL VIRE
Mais, Alvare, il le faut :
•Sa mort, ou -^oii rtloiir \fKis ramène bientôt.