‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 155 sur 224 · LE COMMANDE V II · texte numérisé non relu

LE COMMANDE V II

Tu n'es qu'un imposteur.

D. ALPnONSE.

Je suis un misérable.

LE COM MAN OEU R

Et mou infâme nièce...

Est un ange adorable.

LE COMMANDEUR

Ail ! je la punirai ; je le dois , je le puis.

D. ALPHONSE

Oses-tu sans respect parler d'elle où je suis?

io8 DON JAPHET D'ARMÉNIE.

si je n'ëtois lié, tu buiiche criiuinclle

Ne hasarderoit pas des blasphèmes contre elle.

LE G O M M A i\ D E U IV .

Méchant! tu l'as séduite j et ta cunditiou Est chose supposée, et pure invention.

D. ALPHONSE

Il est vrai, commandeur, j'ai t'a nièce séduite. Nous devions elle et moi demain prendre la tuite. Je l'adore , elle m';ùme , et ma donné sa main : Que n'exécutes-tu ton arrêt inhumain ?

Sa bouche d'un soupir rendra ma mort heureuse; C'est là l'ambilion de mon ame amoureuse. Si mon trépas lui coûte une larme, un soupir, Je mourrai de l'amour le «jlorieux martyr.

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