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.le suis donc bien cruel , [)uisqu'elle est moins cruelle? Vraiment, notre Isabeau, vous nous la baille/, belle! Ah ! que, si je croyois mon esprit irrité, Votre jeune museau se verroit soulHeté; Kt si je laisois bien, qu'avec ces deux mains closes. Je ternirois de lis et fanerois de roses ! Vous voulez volontiers (juelque godelureau, Oui méthodiquement vous lèche le morveau; Vn faiseur de recueils , un débiteur de rimes , L'n de ces libertins qui causent aux minimes, Un plisseur de canons, un de ces fainéants Oui passent tout un jour à nouer des galants. Ou se faire traîner couché dans un carrosse... Si je lui faisois plaie , ou du moins une bosse , i»«e feroi.s-je pas bieu? Qu'en dis-tu , ma raison? Puis-je oublier sa faute, à moins 'd'être uu oison?
[Isabelle rit.) La coquine s'en rit, et je veux qu'elle en pleure ; Et moi, j'en ris aussi, pou s'en faut, ou je meure! Quand quelqu'un pleure ou rit, j'en use tout ainsi; Kt parcequ'elle rit, je m'en vais rire aussi.
' Il rit. ) l'esté ! que je suis sot !
I SA l!ELI. E.
Je confesse, moti père, « Mic vous avez raison de vous mettre en colère;
( lui montrant un portrait. ) Mais confessez aus.si , regardant ce taitleau ,