LE PRINCE, THÉODORE
I, !•: P n I N c E , interdit , et la regardant sortir. Que faites-vous , ô mes lâches pensées, Suivez-vous cette ingrate, étes-vous insensées ? Mais phitôt qu'as-tu fait, mou aveugle courroux? Adorable inhumaine , hélas ! où fuyez-vous? Ma sœur, au nom d'amour, et par pitié des larmes Que ce cœur enchanté donne encore à ses charmes, si vous voulez d'un frère' eïupécher le trépas, .Suivez cette insensible , et retenez ses pas.
THÉODORE
T.a retenir, mon frère , après l'avoir bannie !
LE PniNCE.
Ah ! contre ma raison servez sa tyrannie ;
Je veux désavouer ce cœur séditieux,
La servir, l'adorer, et mourir à ses yeux.
Privé de sou amour, je chérirai sa haine ,
J'aimerai ses mépris, je bénirai ma peine;
.Se plaindre des ennuis que causent ses appas,
c'est se plaindre d'un mal qu'on ne mérite pas;
Que je la voie au moins, si je ne la possède;
Mon mal chérit sa cause , et croît par son remétlc.
Quand mon cœur à ma voix a feint de consentir,
Il en étoit charme , je l'en veux démentir;
Je mourois, je brLil()is,jc l'adorois dans l'anie,