‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 3 sur 224 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

JODELET, D. JLAN.

JODELET

Oui , je n'en doute plus , ou bien vous êtes fou , Ou le diable d'enfer, qui vous casse le cou , A depuis peu chez vous élu son domicile. Arriver à telle heure en une telle ville ! Courir toute la nuit sans boire ni manger, Menacer son valet , et le faire enrager !..

Taisez-vous, maître sot; cette rue où nous sommes

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Kst ceJlf 'jnt' je clicrcfic.

J o IJ i; 1. K T.

() le plus fou (les hommes!

Kt qu y voulez-vous faire après minuit sonne' Aller voir don Fernand?

D. JUAN

Oui, tu l'as deviné; Je veux dès cette nuit aller voir Isahell» .

JODKI. KT.

Dès cette nuit plutôt vous brouiller la cervelle. Si cervelle chez vous est encore à brouiller.

D. JUAN

Si t"aut-il, Jodelet, te résoudre a veiller: Quelque las que tu sois, quelque faim qui te tue. Je ne suis pas d'avis de sortir de la rue, Sans avoir vu de près l'objet de mon amour. Le dussé-je chercher jusques au point du jour.

JODELET

Ue.ssouviens-toi, mortel, qu'il e.st tantôt une heure; Que l'on n'ouvrira point où thin Fernantl demeure; Que nous sommes partis ce malin de Curjjos; Que tantôt sur mulets, et tantôt sur chevaux, Nous avons, vous et moi , grâce à votre hymënée, Touru connu* deux fous le long de la journée, r.« que toute la nuit faire le chat-huant l".st très grande folie au seigneur don Juan.

lîessoMvieiis-toi, mortel, qui n aiuu; que sa gueule, One ne \ i\ re ici-bas rien qu»- p«»ur «*lle seule i. l élre pis que bêle; et donc, ô Jodelet!

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