D. LOUIS, ISABELLE
I). LOUIS, sortarit de rendrait où il s'était caché. Moi , charmante Isabelle, et quaîttt^il vous plaira : Oui, de ce don Juan vous serez dégagée, f Puisque envers don Louis votre humeur est changée ; Puisque de don Louis, autrefois méprisé, Le violent amour se voit favorise :
Commandez donc , madame , et bientôt cette épée , Dans le sang odieux de don Juan trempée , Vous fera confesser, devant la fin du jour, (^ue rien n'étoit égal à vous que mon amour.
ISABELLE
{ O Uieu ! me proposer des crimes de la sorte !
\ Sors d'ici , malheureux ! sors devant que je sorte D'une indigne pitié que, presque malgré moi. Même nom, même sang, me font avoir pour toi. Et comment m'aimes-tu, si tu me crois capable D'écouter seulement un dessein si coupable? Ah ! ne te flatte point dedans ta passion ; Tu ne seras jamais que mon aversion.
^'a, va-t'en à lîurgos fiiire des perfidies; Va , va-t'en à Burgos jouer tes tragédies : Va-s-v tromper la sœur, et tuer le germain ,
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lit me hiisse en repos, exécrnl)le iiiluuu:iiti ! Assez ^jraiirls sont les innux de la pauvre Isabelle, Sans tâcher de la rendre encore criminelle!
D. LOUIS
Ah! si jamais...
ISABELLE
Tais-toi, le plus noir des esprits!
Ou bien je remplirai la maison de mes cris.