‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 42 sur 224 · M) DLL L T · texte numérisé non relu

M) DLL L T

Prenons l'occasion, au péril d'un affront,

Par le fin beau toupet qu elle a dessus le front :

Par derrière elle est chauve, et ressemlde une go{;ue.

Mais qui l'eût jamais «lit qu'un visage tie dopue

Pût donner de l'amour? Il faut en profiter,

Et quand nous serons seuls je prétends la tenter.

Pévons un peu dessus cette présente affaire.

( à don Junn. ) Mou \alet, vous a-t-on rais là pour ne rien faire? Vous parlez à l'oreille : ah ! vraiment , maître sot ! Uu \oiis parlerez haut, ou vous ne direz mot.

D. JU A.\

J'ai cru que , parlant haut, je poifrrois vous distraire.

JODI. LET.

Non, non; parlez tout haut, si vous voulez me plain\

D. j II A N , à Isabelle.

Je m'en vais donc vous dire ici ma passion; Mais tout ce que je fais n'est rien que fiction. Je ne suis pas ici ce que je devrois être , Et ce n'est pas ainsi que j'y devrois paroître. Lorsque je m'imagine, ol)jet charmant et doux. Le hien cju'aura celui qui sera votre époux , Mon ame, je l'avoue, est de frayeur saisie: En un mot, je me sens épris de jalousie. C'est assez vous montrer que j'aime avec excès; Mais qui m'assurera d'axoir un bon succès?

.lOr» KL ET.

Ote/,-vous \ itemenl , je tiens une fiensée

( à Isabelle. ) Qui \aut son ()esant d or... 8i mon ame insensée»

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