‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de Scarron, et RotrouChapitre 54 sur 224 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

I). LOULS, LI GRÈCE, D. JUAN, D. FERNAND; ISABELLE ET BÉATRLX, dehors.

D. F F. R N A N U , dcliors.

\\ l.i l;mt enfoncer.

LUCRECE

Je ferai bien ouvrir.

{Elle va pour ouvrir la porte.) D. JUAN, bas, à sa sœur.

N'ouvre pas. Si par toi l'on peut me découvrir!...

LUcn ÉCF. , criant.

Ah! seigneur don Fernand , appelez tous les vôtres.

D. FEUNAND, enfonçant la porte.

Arrêtez! Par la mort ! le premier de vous autres Qui ne rengainera, je serai contre lui... O Dieu! que d'embarras m'accablent aujourd'hui!

(à don Louis. ) Qui vous a mis ici , mon neveu? Vous , Lucrèce,

( à don Juan. ) Qui vous a découverte?... Et vous, quel mal vous presse Qui n avez fait encore ici que quereller? D. L o u I s , <i don Fernand.

Vous allez tout savoir.

76 JODELKT.

u. JUAN, l'interrompant.

Non , laissez-moi parler.

( à don Fcrnaiid. ) Je le sais mieux qae lui. Mais il faut que je sache Si ce n'est pas céans que Lucrèce se cache ; Si don Louis n'est pas parent de la maison.

D. FERNAND

Oui , l'un et l'autre est vrai.

* D. JUAN

I N'est-ce pas la raison

Qu'un valet dans 1 honneur d'un maître s'intéresse, ! Lorsque dans son honneur on l'attaque, on le blesse?

! D. FERNAND

On ne le peut nier.

D. JUAN

Ecoutez si j'ai tort.

Je suis ici couru que l'on crioit bien fort. I Lucrèce avoit trouvé, sans doute à l'insu d'elle, 1 Don Louis dans la chambre où se couche Isabelle; I Je l'ai vue éplorée, aux prises avec lui : f II faut qu'il ait été caché tout aujourd'hui, ! Car je n'ai pas levé l'œil de dessus la rue , Et l'on n'a pu sortir sans passer à ma vue. u. LOUIS, s'élaii^ant sur lui.

Ah ! c'est pour un valet trop de raffinement. ( Don Fernaud les sépare. ) D. lu AN.

.le ne suis j)as au bout : il faut assurément. Mon maître étant époux de madame Isabelle, Qu'il i,e trouve offense pour Lucrèce ou |M.»ur elle.

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