‹ Chefs-d'uvre de P. CorneilleChapitre 212 sur 229 · ACTE IV, SCÈNE V 35o · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V 35o

Je vous ai fait, seigneur, une incivilité, Que vous pardonnerez à ma captivité.

Possesseur d'un trésor dont je n'étoispas digne, Souffrez avant ma mort que je vous le résigne", Et laisse la vertu la plus rare à nos yeux Qu'une femme jamais pût recevoir des cieux Aux mains du plus vaillant et du plus honnête homme Qu'ait adoré la terre et qu'ait vu naître Rome. Vous êtes digne d'elle, elle est digne de vous ; Ne la refusez pas de la main d'un époux : S'il vous a désunis, sa mort va vous rejoindre. Qu'un feu jadis si beau n'en devienne pas moindre ; Rendez-lui votre cœur, et recevez sa foi : Vivez heureux ensemble, et mourez comme moi; C'est le bien qu'à tous deuxPolyeucte désire. Qu'on me mène à la mort, je n'ai plus rien à dire-. Allons , gardes, c'est fait.

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