SCÈNE VIH
D. FERNAND, D. SANGHE, D. ARIAS.
D. ALONSE
D. aLONSE.
Sire , le comte est mort.
Don Diègue par son fils a vengé son offense.
D. FERNAND
Dès que j'ai su l'affront, j'ai prévu la vengeance, Et j'ai voulu dès lors prévenir ce malheur.
D. ALONSE
Chimène à vos genoux apporte sa douleur ; Elle vient tout en pleurs vous demander justice.
D. FERNAND
Rien qu'à ses déplaisirs mon âme compatisse , Ce que le comte a fait semble avoir mérité Ce juste châtiment de sa témérité.
Quelque juste pourtant que puisse être sa peme, .Te ne puis sans regret perdre un tel capitaine.
1 Le roi a grand tort de dire : C'est assez pour ce soir, puisque, en effet, les Maures font leur descente le soir même, et que sans le Cid la ville était prise. On demande s'il est permis de mettre sur la scène un prince qui prend si mal ses mesures. Je ne le crois pas : la raison en est qu'un personnage avili ne peut jamais plaire. (Volt.)
Le roi peut ne pas croire le danger si pressant ; il peut se tromper dans ses conjonctures sans être avili. (Pal.)