ÉPILOGUE
PRONONCÉ PAR ^OSPERO.
Mes charmes sont détruits; plus rien qui me soutienne; Je n'ai plus maintenant de force que la mienne. Elle est bien faible : aussi de vous seuls dépend-il Que je reste en ces lieuœ pour toujours dans l'exil, Ou que je voie eneor Naple. Oh ! je vous supplie, Puisque j'ai retrouvé mon duché d'Italie, Et qu'aux traîtres je viens d'accorder mon pardon. Oh î ne me laissez pas ici dans l'abandon ! Répondez à mes vœux;. que vos mains bienfaisantes M'affranchissent enfin de mes chaînes pesantes ; Qu'un souffle favorable enfle ma voile ; ou bien Mon espérance échoue, et mon drt ne peut rien. Vous plaire était mon but ; mais je perds ma magie ; Je n'ai plus maintenant de fée ou de génie Pour vous jeter un charme et pour me soutenir ; Et dans le désespoir mon rôle va finir. Si vous ne m'accordez l'indulgence dernière Qu'implore en s' élevant la voix de la prière, Et qu'un jour vous pourrez revendiquer pour vous, Si vous me renvoyez par^vos bravos absous t
LOUISE COLET, née REVOIL.