PIÈCES
ATTBIBUÉBS
L'on ne saurait être de l'avis de Schlegel sur les pièces que Ton a attribuées à Shakspeare. Il n'est pas vrai qu'elles soient supérieures ou même égales aui meilleurs ouvrages de Marloweou Heywood. Le Torkshire, tragédie que Schlegel regarde comme une production incontestée de notre auteur, est beaucoup plus dans la manière d'Hey wood que dans celle de Shakspeare. L'effet en est, il est vrai, tout-puissant ; mais la façon dont il est produit n'est nullement poétique. L'éloge que Schlegel donne à Thomas, Lord CromweU et à Sir John Oldcastle est tout à fait exagéré. Le critique allemand , qui n'était pas très-familiarisé avec les contemporains dramatiques de Shakspeare, ou qui fut peu attentif à leur mérite, a pris une ressemblance dans le style et dans la manière pour un degré égal d'excellence. Shakspeare diffère des antres écrivains de son temps, non par la façon de traiter ses sujets, mais par la grâce et la force qu'il met à les développer. Nous ne parlerons pas du Puritain ou /« Veuve de Watling street. Locrine, The London Prodigal (si ces pièces sont de Shakspeare, ce sont sans doute des péchés de sa jeunesse) et Ârden de Feversham contiennent plusieurs passages frappants ; mais elles se rapprochent plus du style des autres écrivains du temps que de celui de Shakspeare.
Voici deux pièces que quelques commentateurs continuent, quoique à tort, d'attribuer à Shakspeare; comme elles se trouvent dans toutes les éditions du poëte anglais, nous croyons devoir en offrir l'analyse.
NOTICE SUR PËRIGLËS. 685