‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 48 sur 153 · Scène IIL JULES CÉSAR · texte numérisé non relu

Scène IIL JULES CÉSAR

nuit : que jamais semblable discorde ne s'élève entre nos âmes! Ne le permets pas Bnitus.

Brui. — Tout est bien.

C<us. — Bonne nuit , mon seigneur t

Brut. — Bonne nuit, mon bon frère f

Tit, et AfeM.*- Bonne nuit, seigneur!

Brut. — Adieu , tous I

(Gassius, TiTiNius et Messala sortent.)

Lucius rentre avec la Robe de Brutus.

Brut. -— Donne-moi cette robe. Où est ton instrument?

Lue. — Ici y dans la tente.

Brut. — Tu réponds d'nne voix assoupie. Pauvre garçon , je ne t'en fais point un reproche; tu es harassé de veilles. Appelle Glaudius et quelques autres de mes gens. Je veux qu'ils restent là ; ils dormiront sur des coussins dans ma tente.

Lue. — Yarronl Glaudius I

Yareon et Glaudius entrent.

Varr. Appelez-vous , mon seigneur ?

Brut. — Je vous prie, mes amis, couchez et dormez dans ma tente ; il pourra se faire que je vous réveille bientôt pour quelque message vers mon frère Gassius.

Varr. •— Permettez-nous de rester debout, et de veiller en attendant vos ordres.

Brut. — Non, je ne le veux pas. Gonchez-vous, mes amis; il peut se faire que je change de pensée. — Tiens, Lucius, voici le livre que j'ai tant cherché : je l'avais mis dans la poche de ma robe. (Le$ Serviteurs se couchent,)

Lue. — J'étais bien sûr que vous ne me l'aviez pas donné , seigneur.

Brut. — Excuse-moi» bon Lucius; je suis très-oublieux. Peux-tu tenir ouverts un moment tes yeux appesantis, et jouer un air ou deux sur ton instrument ?

Lue, — Oui , seigneur, si cela vous fait plaisir.

Brut. — J'en serai bien aise , mon garçon ; je te donne bien de la peine, mais tu as bonne volonté.

Lue. — G*estmon devoir, seigneur.

Brut. — Je ne devrais pas étendre tes devoirs au delà de tes forces ; je sais que la jeunesse a besoin de son temps de sommeil.

Lue. — Seigneur, j'ai déjà dormi.

262 JULIUS CESAR. ACT lY.

Bru. It is well done ; and thou shalt sleep again ; I will not hold theelong : if I do live, I wiil be good to tbee. {Musie, and a Sang,)

This is a sleepy tune :— O murd'rous slumber I Lay'st thou thy leaden mace upon my boy, T|iat plays thee music ?->-Gentle knave, good night ; I wili not do thee so much wrong to wake thee. If thou dost nody thou break'st thy instrument ; l'U take it from thee ; and, good boy, good night. Let me see, let me see; — Is not the leaf turn'd down, Where I left reading? Hère it is, I think. [He sU$ davon.)

HnUr the GHOiT of GBSAit.

How ill this taper burns !— Ha I who cornes hère? I think, it is the weakness of mine eyes That shapes this monstrous apparition, It comes upon me : — Art thou any thing? Art thou some god, someangel, orsome devil, That mak'st my biood cold, and my hair to atare? Speak to me, what thou art.

Ghoil. Thy evil spirit, Brutus*

Bru. Why com'st thou)

Ghost. Totell thee, thou shalt see me ai Phiiippi.

Bru. Well;

Then I shall see thee again?

Ghost. Ay, at Phiiippi.

(Ghost vanish0t.)

Bru* Why, I will see thee at Phiiippi then.— Now I bave taken heart thou vanishest : lil spirit, I would hold more talk with^thee. — Boy! Luciusl— Yarro I Claudiusl Sirs, awake!*-' Claudiusl

Lue. The strings, my lord, are false.

Bru. He thinks he still is at bis instrument.-— I4ucius, awake.

Luc. My lord I

Bru. Didst thou dream, Lucius, that thou so cry'dat outT

Lue. M y lord, I do not know that I did cry.

Bru. Yes, that thou didst : Didst thou see any thiog?

Lue. Nothing, my lord.

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