SCENE Yd— AifOTHlSR Paat of thb Fibl
AiHf 9MOTU9, DiKi^Âif ira, Gtmr9» SnAto, ami
Gia#aPMrremaiQ8 of friends, rest on tbîs rock.
eu. Slaliiat skow'd tbe torek-lgkl ; hoi, mj terd, He came aot back; be is or t»*«i» or Met.
Mk^ Sià tii«e df^wn, Clitfi»; Slayîog i» lk# fN>f^r It is a deed in fashion. Hark thee, Glitos.— - (IFMjMHkig.)
CH. WbM, I, »y lord? No> sot for aR tbe world.
Btm. Peac* tbe», a» word^
eu. n mber kffl nynif.
Bru. Hark tbee, Dcrdminir f^'^'^'^P^^ ^^*)
J>m. I d9 SBcii a (foedt
C/)^ OUavdimiMf
Dar. OGlitusl
W. WlMt Mi peqoest did Breta» make to tli6« t
JDar. To kill bim, Glitus : Look, he méditâtes.
eu. Nowli.tbaliii^Méve00eliMolgrfef, That it runs over eyen at bis eyes.
Ani* Cmne bîlber, gMd IMMinfcw; Rlita wwA
ToL What says my lord?
Bru. Wbgr» tUs^ Volumnius :
The ghost of Gesar hatb appear'd to me Two several tiqioi^bf iMghî: aib Sftrd»,. osMi; And this lastnight, bere in Pbilippi' fields« l kiMw Vf hoiNT ifr €onû«
Fol* Noli ao^ my kiffd.
An» N4K, la» fuTQ kia, Votamyaia.
Tbott aee'at ihe worki,. VoUimnios» bow U §aeft; Oor enemiea bave beat na to tbe pit : U i&mare worth^ to leap a oniselvea»
XhAatm»*]! tîU they pjiilàiiab ftotAYilMBWiiniy
Sctra V. JULES G&SAR. m
cet homme ; qo*o!i le Mte avec toutes aortes d'égards. J -aime^ rais mieox avoir de tels hommes pour amis que pour eunemis» Ayancez ; voyez si Brutus est mort ou vivant » et revenez h 1% tente d'Octave nous rendre compte de tout ce qui sera arrîTé.
{Ils sorleiU,)
SCËNB y.-mini AUf u Paît» m Cmàmw ra Bataius.
Brutus, DARDAifius ^ Cutus , Stiia^to» «I YoiiUHSlua
entrent»
l^nil. — Venez, tristes restes de mes amts» repesensHiou» sur ce rocher.
ClU. — Statilius a montré sa torebe aKimée ; mais , selgiieiir, il ne revient pas ; il faut qail dt été tué eu fttit prisonnier.
Brut. — Assieds-toi là , Glitns. Tué jsst le met ; c'est un acte commun aujourd'hoi. Écoute, €litns, (Il M parie è^r.)
Clit. — Quoi , moi, seigneorT Non, pour le monde entier.
Brut* — SileDce donc , point de paroles.
Clit. — J'aimerais ntonx me tuer moi-même.
Brut* — Dardanius , écoute t (H M put^^ &a#0
Dard. •— Moi , commettre une telle action?
r/^l. — ODardanios!
Dard. — O GUtus I
C/H. ^ Quelle ilehettse demande Bratos vienf-il de te faire?
Dard. — De le tuer, GKliis. Begarda , \à Toilà plongé dans la méditation.
ClU. — Maintenant iw eoeor, naUe vaee, est si plein de douleur, qu'elle d^MNrde jusque par ses yem.
Brut. — Approche, heu Vdnmnios ; «n aiefi, èeonle I
Fol. «^ Q«e dit men sfigaenrY
HniC— Cad» Velamniiis*-^^L'ooibrede César n'est appame, la nuit, à deux reprises différentes, ht preaoâère iaisà Sardli, el la «nii demiiittiei» dana 4)eaeha«4Mi de Phiiippes. Je sais que mon heure est venue.
foi. — N(m , seigneur, non.
. PrtK. — Elle est vçnue;fcnTOis sûr, Tolumnîus. Tu vois notre position dans ce monde, Yolummus» et comment tout va. Nos ennemis nous ont battus et conduiu au l)ord de l'ahUpe; Il y a plus de dignité à nous y lancer nous-mêmes que d'attendre qu'ils nous y pous^eut* Bttu YoUwmusi tu 9m qu'eufanti
Thoa know'flt that we two went to school together ; Erenfor that our love of old, I pray thee, Hold thou my sw'ord-hilts, whilst I ran on ît« ' FM. That's not an office for a friend, my lord.
{Àlanm êUU.)
. eu. Fljy fly, my lord; there îs no tarrying heire. *
Bru, Farewell to you ; — and you; and yoQi Yolumnios.— Strato, thou hast been ail this while asleep : Farewell to thee too, Strato.— Countrymen, My heart doth joy, that yet, in ali my life, I foond no man> but he was true to me. I shall haye glory by this losing day More than Octavins and Mark Antony, By this vile conquest, shall attain unto. So, fare you well at once : for Brutus' tongue Hath almost ended his life*s history :
Night hangsupon mine eyes; my bones would rest; That hâve but labour'd to attain this hour.
(Alamm.) Ctywiihin. Fly^fly^fly.
eu. Fly, my lord, fly.
Bnt. Hence ; I wîll follow thee.
(Bxmnt Clitus, Dàbdanius, oiui VolumniusO
I pr'ythee» Strate, stay thou by thy lord : Thou art a fellow of a goOd respect; Thy life hath had some smatch of honour in it : Hold then my sword, and tum away thy fece, While I do run opon it. Wilt thou. Strate?
Stra. Give me your hand first : Fare you well, my lord. '. Bru. Farewell, good Strato.-^esar, now be stiU : l kill'd not thee with half ao good a will.
(H$ rum on hU Swcrd and dies.)
Alarum. Relreat. Enter Octàvics, Antony» MsssàIiA»
LvciLius, and their Ârmy.
OeU What man is thatt
Mes$. My master's man.— Strato, where is thy master? Stra, Free from the bondage you are in, Mess^ja ; The conquerors can but make a fire of him;
SCÈHB V. JULES CÉSAR. 305
nous sommes allés aux écoles ensemble< Aa nom de cette vieille amitié qui nous unit, tiens, je t'en prie, la poignée de mon épée , tandis que je me jeterai sur le fer.
Vol. —Ce n*e8t pas là TofiBce d'un ami , seigneur.
(Une nauvelie aiarme.) eut. — Fuyez , fuyez , mon seigneur; il n'y a point à s'arrêter ici.
BnU. — Adieuy vous, et vous, et vous, Volumniusl — Straton, tu es resté tout ce temps endormi : adieu , toi aussi , Stratonl Compatriotes, mon cœur se réjouit de penser que jusqu'ici 9 dans tout le cours de ma vie , je n'ai pas trouvé un homme qui ne me fût fidèle. Il me reviendra plus de gloire de ce jour désastreux qu'Octave et Marc Aiitoine n'en pourront recueillir de leur vile conquête. Ainsi , adieu tous à la fols ; car la bouche de Brutus a presque terminé l'histoire de sa vie. La nuit est suspendue sur mes yeux ; mes membres, qui n'ont travaillé que pour atteindre à cette heure suprême > demandent le repos.
( Alarme. ^ CHs derrière le théâtre^) ^ Vujez , fuyez, fuyez !
ClU. — Fuyez , seigneur, fuyez I
Brui. — Pars » je vais te suivre. (Clitus , Dardanius et VoLUMNius sortent.) Straton , je t'en prie , reste auprès de ton mattre! tu es un homme plein de bons égards; ta vie a eu quelques traces d'honneur. Prends donc mon épée, et détourne ton visage tandis que je me précipiterai dessus. Veux-tu , Straton?
Slra^ — Donnez-moi d'abord votre main. Mon maître, adieu I
Hfttf.— Adieu! bon Straton I— César, maintenant apaise-toi, je ne te tuai pas la moitié d'aussi bon cœur.
{Il $e précipite sur son épée et meurt.)
Une alarme.-— Une ralroii^.— Octavb , Antoine y Mbssala ,
LuGitius, entrent avec l'armée.
Oet» — Qael est cet homme ?
Mess, — C'est l'homme de mon général. — Straton , ob est ton mattre?
Strat. — Affranchi de la captivité où vous êtes , Messala . Les vainqueurs p'ont plus que le pouvoir de brûler ses restes.
306 JULIUS CBSAR. Act V.
For Brutus only overcame bimself»
And DO man else hath honour by bis deatb»
Luc. So Brutus should be found*-— I thank thee» Broiusi Tbat thou hast proy'd Lucilias' saying Irue.
OcL AU tbat serv'dBrutus, I will entertain them. Fellowy wilt thou bestow tby time with me?
Sir a. Ay, if Messala will prefer me to you.
Oct. Do so, Messala.
Mess. Qow died my master, Strato?
Stra. I held the sword» and he did rua on it*
lUess. Octavius, then take him to foU^w thee, ' Tbat did tbe latest serrice to my m«$ter.
Ant. This was the-ooblest Roman af tbem aU : AU the coospiratorS) save only he, Did that they did in envy of great César : He> only, in a gênerai bonest thougbt»
And common good to aU, made one of Ubea^» His life was gentle; and the éléments So mix'd in bim, that.^ature migb^ »l%od npi And say to ail the world, This was a man!
Oct. According to his virlue let ua u^ lûio» With ail respect aod rites of buriaU Within my tent his boues to-night shaU lie, . Most like a soldier, order'd houourably. So, call the field to rest : and let's awayi To part tbe glories o£ this happy day. (£^tfim^)
£K BOF lULIl^S CSSâH.
Sgèn£ V. JULES GËSAR. 307
Brutus seul ^ triomphé de Brutus , et nul autre homme que lui D*aura rhonneur de sa mort.
LueU. — Et c'était ainsi qu'on devait trouver Brutus. — Je te rends gràces> Brutus , d'avoir justifié les paroles de Lucilius.
pet, — Tousi^eux qui servirent Brutus , je les retiens à ma suite. Mon ami > veux- tu passer avec moi ta vie.
Strat. — Oui, si Messala veut vous répondre de moi (60).
Oet. — Consens à sa demande, Messala.
Mess. — Comment mon général est-il mort , Straton ?
Strat, — J'ai tenu son épée , il s'éfet jeté sur le fer.
Mess, — £k bien , Octave, prends donc à ta suite celui qui a rendu le dernier service à mon maître.
Anl, — Ce fut là le plus généreux de tous les Romains. Tous les conjurés , excepté lui > ne firent ce qu'ils ont fait au grand César que par un sentiment d'envie. Lui seul ne se joignit à eux qu'avec de vertueuses intentions et la pensée du bien public. Sa vie fut calme ; les éléments de son être étaient si heureusement mélangés, que la nature pourrait se lever et dire au monde entier : Celui-là était un homme.
Oet, — Traitons-le comme le méritent ses vertus, avec le respect que commandent les rites des funérailles (61]. Son corps reposera cette nuit dans ma tente; tout sera honorablement ordonné, comme il convient à un soldat. Maintenant, appelez larmée au repos, et nous allons jouir ensemble de la gloire de cette heureuse journée.