‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 59 sur 153 · AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR

Aborder de front cet altîér génie qui a nom Sh^kspeare, c'est là sans doute une tâche impossible. Le moyen en effet de dompter ce rude jouteur? fieiBB ce duel hardi avec cette intelligence souveraine > not V<ëf sdlt dte son adresse ; la force échoue j le talent ïùi-mênie est vaincu, tant l'habileté du plus ingénieux copiste est sonv^ déjouée par des beauté» étitngeft el îiiiptév«0»> former fiou^ velles y pensées nouvelles , que la langue q^i* traduit ne saurait enlever à la langue qui invente. Et quand ces efforts, presque toujours impuissants , ovà étér t^nilë» pnr des écrivains éminents, on se demÉiidei sTiè ii'y tit pâ^ té^ mérité à venir orgueilleusement, après éttx, esâslyer dte refaire ce qu'ils ont fait aussi bien que possitSlé. Voilà quelle terpeur sincère nous aurait aivètée ,» si le direeteov de la Bibliothèque angto-firançaise ne nous efH ^smigaé tiiie épreuve nouvelle en nous confiant le travail que nous livrons aujourd'hui au public. C'est en vers que nbus avons traduit une partie de la Tempête, des frs^menÉ du Aéy« d'une Nuit d'été, du Roi Jean, de Macbeth et duJ G(Mé d'Hiver y ces poésies terifdriesoutertiblesrfcNir à tmtf, fidèle reflet du double génie oriental et tudesque de Shakspeare. TïouBi amna vouki sendre à la muse du p^iête son vêtement primitif. Qu'on nous pardonne notre ambition, qu'on soit indulgent pour notre faiblesse. Une femme a bien osé traduire Homère !

Louise COLET, née REYOIL.

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