‹ Chefs-d'uvre poétiques de Thomas MooreChapitre 125 sur 210 · LA VALLÉE D'OVOCA, OU LA RENCONTRE DES EAUX · texte numérisé non relu

LA VALLÉE D'OVOCA, OU LA RENCONTRE DES EAUX

Il n'est pas dans ce vaste monde de vallée aussi délicieuse que la vallée au sein de laquelle ces eaux brillantes se réunissent (16). Oh! les derniers rayons de sentiment et de vie s'effaceront de mon cœur avant qu'il perde le souvenir de cette contrée fleurie !

Cependant ce n'était point parce que la nature avait répandu avec profusion sous ces frais ombrages son cristal le plus pur, sa verdure la plus fraîche ; ce n'était pas la douce magie du ruisseau ou de la colline; oh! non, c'était quelque chose de plus ravissant encore !

C'était parce que les bien-aimés de mon âme étaient proches que ces lieux enchantés me devenaient si chers. Oh! qui n'a senti ce que les charmes de la nature gagnent à être réfléchis dans les regards de ce qu'on aime !

Douce vallée d'Ovoca, que j'aimerais à reposer, avec les amis que je chéris le plus, dans ton sein ombragé! là expireraient les orages qui nous assiègent en ce monde glacé! là nos cœurs se mêleraient, comme tes ondes, dans un suave repos!

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