BRETONS ET GAULOIS
Les principales divisions de ces tribus étaient les Helvetii et leurs subdivision?, les Tigurlni, les Tugeni, les Seduni, les Rauraci, les Ambroses, les Sequani, les Segusiani et les Urbigenes. A l'ouest du Rhône et de la Garonne, vivaient les OEdui, les Mandubii, les Boli, les Lingones, les Meldi, les Cubi, les Brru- RIGES, les Lemovices, les Ruteni, les Sautones, les Pictones, les Namnetes, les Veneti, les Corispiti, les Osismii, les Curiosolites, les L">elli, les Rhe-
XXViij APERÇU SUR LES ANTIQUITÉS
en est de même des noms des peuples, des rivières, de la Gaule et de la Bretagne.
dones, les Aulerci, les Carnutes, les Euberovices, les Lexovii, les VlDUcasses, les Bajocasses, et quelques autres tribus moins importantes.
Nous avons rapporté ces noms à dessein, pour démontrer qu'ils dérivent du gaélique, ainsi que ceux des divinités, des princes, des personnages émiuens, des rivières et des villes ; en un mot, tous les termes que César, Tacite, et d'autres auteurs romains prétendent appartenir à la langue celtique. On trouva dans les camps helvétiens, écrite en caractères grecs, la liste des hommes, des enfans, des vieillards et des femmes qui furent amenés devant César; le nombre en fut de trois cent soixante-huit mille, dont cent quatre-vingt-douze mille en état de porteries armes. Nous pouvons en conclure que les Celtes, dout le caractère était fier et guerrier, étaient aussi un peuple instruit. Nous voyons aussi par un autre passage de César, que s'ils employaient des caractères grecs ils ne connaissaient pas cependant cette langue, car il écrivit sa lettre ou dépèche à Cicéron eu grec, afin qu'elle ne fût pas interceptée. Ce fait, ajoute sir "William Betham, est une preuve convaincante de l'origine phénicienne des Celtes ; les Grecs comme les Celtes reçurent primitivement leur alphabet de dix-huit lettres des Phéniciens, comme nous le prou» verons lorsque nous traiterons de leur origine.
les gaulois.
D'après les historiens de l'Irlande fabuleuse, Golamb ou Milesius, le chef principal des Gaëls lorsqu'ils envahirent l'Irlande, celui qui fut la souche de leurs rois, eut trois fils, Heber, Heremon et Ir, que les anciennes et nobles familles de l'Irlande réclament pour leurs ancêtres. O'Neill, O'Brien, O'Connor, Mac Murrough, veulent dire descendant de Neill, de Brien, de Conor et de Murrough, à la manière patriarcale des Héhreux, qui disaient Ben-Reuben, Levi, Judas, Benjamin, les Cananéens, les Edomites, etc., etc. Ils prétendent que le nom de Gaèl dérive de celui d'un de leurs ancêtres qui s'appelait Gaodhil ou Gaodil, qui se prononce Gael, fils de Niul, fils de Phenius Farsa, ancêtre de Milesius. Il est un fait digne de remarque, c'est que les descendans A'Heber étaient établis dans les Gaules du temps de César, sous le nom d' Euberovices ou enfaus d'Heber. York, la capitale des Brigantes, fut nommé Eboracum ou Eberovicum, et les O'Neill ou Ua nell, prirent le nom d'Unelli, la tribu d'jEed ou de Hugh celui d'^Edui. Les descendans d'Ir, dans cette partie de la Grande-Bretagne qui s'appelle aujourd'hui Galles du nord et du sud, se nommaient Silures ou Semence d'Ir. Ordivices, enfans d'Ir. L'explication suivante en gaélique, des noms des peuples, des rivières et des différentes parties de la Gaule et de la Bretagne, possède au moins le mérite de l'exactitude.