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GRIAN, le nom irlandais du soleil, qui correspond à Y Apollo Grannus des Romains, et à rA7ro/Xwv Axspc-exopiy;; des Grecs, vient de Greannac, la longue chevelure, l'épithète que toutes les nations ont donnée au soleil. — L'une des montagnes de l'Irlande s'appelle Sleive na Grian, ou la Montagne du Soleil.
Toici une inscription à Eaal trouvée à Palmyre, ville phénicienne.
ArAIBHAQ KAI MAAAK BHAfi IIATPQOI2 0EOI2.
A Agli Belus et Malak Belus, divinités du pays, c'est-à-dire au soleil d'été et d'hiver.
On trouva sur une pierre, en Aquitaine, l'inscription : MINERVE BELISAMjE.
A Minerve , reine du ciel.
Baal et Moloch veulent dire tous deux seigneur et maître.
Jupiter fut quelquefois adoré sous le nom de Baal, et Saturne sous celui de Moloch.
Le soleil et les étoiles furent adorés sous le nom de Chiun.
Les Égyptiens appellent Hercule, chon ; selon quelques-uns, Hercule vient de l'hébreu haircol, dispensateur de toute lumière, ce qui s'accorde avec l'étymologie grecque vj'paç xkzoç. Mais la véritable étymologie est iar, ouest, et cul, protecteur, gardien ou protecteur de l'ouest.
Les douze travaux, selon Porphyre, sont les douze signes du zodiaque que le soleil parcourt annuellement.
Bàal eut plusieurs noms ajoutés au titre général, tels que Baal Samen, Baal Peor, Baal Tsephon, Baal Zebtjb, Baal Berith et Bel, comme Jupiter Olympius, Capitolinus, Latialis, Pluvius, Lucetius, Tonans, etc.
Baal-Samen, roi du ciel : de baal, roi, et shamain, ciel.
Baal-Peor, ainsi appelé de la colline peor, où l'on l'adorait.
ET LA LITTÉRATURE IRLANDAISES. lj
leurs jugeraens; les piliers bruts adorés par les Phéniciens comme symbole du soleil; les élévations sacrées ou carnes, dédiées à la même divinité; les tombeaux ou les autels appelés cromlech, que l'on croit avoir servi de lieux de sépulture aussi bien que de
Baal-Tsepiio\, Baal l'observateur répond au Jupiter Stator.
Baal-Zebub, le roi des mouches : le Jupiter muscarius, ou Y Hercule muscarius, le chasseur des mouches.
Baal-Berith, Dieu le créateur : bëriem, en gaélique, veut dire créer, et beirid, créateur.
Le docteur Todd découvrit à Colchester, dans le comté d'Essex, uu autel consacré à I'Hercule tyrien, et portant cette inscription :
HPAKAEI
TVPIQ ÀKIOAQPON APXIEPElnr
Herculi Tyrio dicina dona archisacerdotis, tel per summum sacerdotum offerenda. L'offrande du grand-prêtre à l'Hercule tvrien.
L'Onvaxa des Gaulois, de an, la, et ban, femme, est la même que I'Andraste des Bretons. Undras était une furie ou divinité infernale des anciens Irlandais, et, par conséquent, des Bretous. Andraste dérive de an, le, draol, sorcière, déesse, ou draois, plaisir, ou Vénus. Dans ce dernier sens, c'était l'Astarté ou l'Astaroth des Phéniciens.
Taramis ou TARAIT, de l'irlandais toirn, un grand bruit, et toirneac, tonnerre: le dieu du tonnerre, le Meloch des Phéniciens, en irlandais mole, feu. Les Phéniciens forçaient leurs enfans de traverser le feu allumé en l'honneur de ce dieu ; les Gaufois et les Bretons en faisaient autant, de même que les Irlandais de nos jours. Les enfaus courent et sautent dans les baaltinnes allumés le 1er mai.
Teutatès, en irlandais dih, dieu, Tait, le dieu du commerce des Celtes, fut en grande veneration parmi les druides.
Mars lut adoré par les Gaulois sous le nom de Hesus, d'origine phénicienne, le dieude la guerre. Il s'appelait aussi Camolus ; en irlandais, cam, puissant, ail, armes, puissant dans la guerre. .
Thammuz, selon saint Jérômey était I'Adonis, nom donné au soleil. On croit que par la perte d'Adonis on faisait allusion au départ du soleil deux fois par an vers les tropiques. La cérémonie dans laquelle les femmes pleuraient sur Thammuz, donna naissance aux mêmes coutumes chez les Grecs.
Dagon dérive de l'hébreu dag, poisson, ou selon d'autres du mot blé; dans ce dernier sens, c'était Saturne l'inventeur de l'agriculture.
Astaroth fut en grand honneur parmi les Sidoniens ; on adorait la lune sous son nom.
L'Astarté, la même divinité que Juno. Toutes deux furent appelées TJrania. On appelle Astroarch la reine des planètes, et siderum regina. Virgile en parlant de Juno : Divum incedo regina. C'était aussi la reine du ciel dont parle Jérémie. La lune fut appelé Ammonia et le soleil Ammo>t, de l'hébreu hammah ou ama, chaleur. Jupiter Ammon fut adoré sous la forme d'un bélier, parce que l'année astronomique commence lorsque le soleil entre dans le signe du bélier; de même Juuo pouvait être appelé Ammonia et adorée sous la forme d'une brebis. Les docteurs juifs disent que les images d' Astaroth représentent une brebis; ce mot veut dire troupeau de moutons.
lij APERÇU SUR LES ANTIQUITES.
sacrifices ; enfin des rites horribles dans lesquels des enfans étaient offerts en sacrifice, faisaient partie de cette religion. Le grand objet de l'adoration des Phéniciens , le soleil , fut, sous le nom de Baal, le principal dieu des Irlandais. Nous avons vu que tous les ans, à l'équinoxe du printemps, on célébrait avec pompe la fête de la Baal-tinne, ou le jour du Dieu du feu ; dans tous les districts de l'Irlande, il était strictement ordonné que cette nuit-là les feux fussent éteints ; il était défendu, sous peine de mort, d'en rallumer aucun avant que le feu des sacrifices dans le palais de Tara fût éteint. Jusqu'à nos jours, la coutume de faire un feu de joie à la mi-août s'est maintenue dans toute l'Irlande.
Rien n'est plus difficile à détruire chez un peuple que ses impressions religieuses. Les coutumes, les cérémonies, survivent long-temps aux causes qui ont présidé à leur institution. Ces feux sont encore appelés les feux de Baal, quoique le nom de ce dieu, depuis près de deux mille ans, ait fait place à celui de saint Jean.