II
» Préparez le tissu, ourdissez la trame, le linceul funèbre de la race d'Edouard. Donnez de l'espace, laissez de la place pour des portraits dignes de l'enfer. Marquez l'année et marquez la nuit où les échos deda Saverne répéteront avec horreur les cris de mort qui ^retentissent à travers les voûtes de Berkly, les cris d'un roi à l'agonie (1). Louve de France (2), toi qui déchires de tes griffes impitoyables les entrailles de ton époux mutilé, qu'il naisse de toi celui qui doit suspendre sur ton pays le fléau du ciel. Autour de lui que de terreurs ! La stupeur et la fuite le précèdent à l'avant-garde, et après lui marchent l'image flétrie de la douleur et celle de la solitude.