ACTE III, SCÈNE V. i6ï
Et , si tantôt leur haine eût attendu nos larmes , Leur haine à nos douleurs auroit rendu les armes.
SKLXnCUS.
Pleurer donc à leurs yeux , gémissez , soupirez , Et je craindrai pour vous ce que vous espérez : Quoi qu*en votre faveur vos pleursobtiennent d'elles , Il vous faudra parer leurs haines mutuelles.
Sauver Tune de Tautre; et peut-être leurs coups, Vous trouvant au milieu , ne perceront que vous. C*est ce qu'il faut pleurer: ni maîtresse , ni mère , r) 'ont plus de choix ici , ni de lois à nous faire; Quoi que leur rage exige ou de vous ou de moi , Rodogune est à vous, puisque je vous fais roi. Épargnez vos soupirs près de Tune et de Tautre. J*ai trouvé mon bonheur, saisissez>vous du vètre : Je n'en suis point jaloux; et ma triste amitié Ne le verra jamais que d'un œil de pitié.