ACTE IV, SCÈNE III
CLÉorATRE.
En vain j'ai résisté, La nature est trop forte, et mou cœur s'est dompté. Je ne vous dis plus rien : vous aimez votre mère. Et votre amour pour moi taira ce qu'il faut taire.
AVTIOGHUS.
Quoi! je triomphe donc sur le point de périr! La main qui me blessoit a daigné me guérir!
CliÉOPATRE.
Oui , je veux couronner une flamme si belle.
AUez à la princesse eu porter la nouvelle; Son cœur comme le vôtre en deviendra charmé:
Vous n'aimeriez pas tant, si vous n'étiez aimé.
AVTIOCHUS.
Heureux Antiocbus! heureuse Rodogune!
Oui, madame, entre nous la joie en est commune.
CLÉOPATRE
AUez donc; ce qu'ici vous perdez de moments Sont autant de larcins à vos contentements : Et ce soir, destiné pour la cérémonie , Fera voir pleinement si ma haine est finie.
AITTIOCHVS.
Et nous vous ferons voir tous nos désirs bornés A vous donner en nous des sujets couronnés.
i:(i RODOGUNE.