‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 117 sur 201 · CLÉOPATRE, SÉLEUCUS · texte numérisé non relu

CLÉOPATRE, SÉLEUCUS

cLsovAvaa.

Savez-vous, Séleucua, que je me suis vengée ?

sâi^Evcus.

Pauvre pnpcesse , hélas !

CLSOPATRS.

Vous déplorez son soit !

Quoi ! raimiez-vous ?

SSLEUCUS.

Assez pour regretter sa mort.

CLÉOPATRE

Yous lui pouvez servir enoor d'amant fidèle:

Si j*ai su me venger, ce n*a pas été d'elle.

SÉLEUCUS

O ciel ! et de qui donc, madame ?

CLÉOPATRB.

C'est de vou^.

Ingrat, qui n'aspirez qu*à vous voir son époui; De vous, qui Tadorez en dépit d*une mère; De vous, qui dédaignez de servir ma colère; De vous, de qui Tamour, rebelle à mes désirs. S'oppose à ma vengeance, et détruit mes plaisirs.

SÉLEUCUS

De moi ?

CLÉOPATRE

De toi , perfide ! Ignore, dissimule Le mal que tu dois craindre et le feu qui le brûle; Et si f pour l'ignorer, tu crois t'en garantir, Du moins, eu l'apprenant , commence à le sentir. Le trône étoit à toi par le droit de naissance;

Page 1