ACTE I, SCENE III. a3i
PHOCAS
Quand Maurice peut tout du creux de sod cercueil , A ce fils supposé dont il me faut défendre , Tu parles d'ajouter un véritable gendre !
HÉRACI^IUS.
Seigneur, j'ai des amis chez qui cette moitié...
PHOCAS
A répreuve d'un sceptre il n'est point d'amitié, Point qui ne s'éblouisse à l'éclat de sa pompe, Point qu'après son hymen sa haine ne corrompe. EUe mourra, te dis-je.
PULCHBRIE.
Ah ! ne m'empêchez pas De rejoindre les miens par un heureux trépas. La vapeur de mon sang ira grossir le foudre Que Dieu tient déjà prêt à le réduire en poudre ; Et ma mort , en servant de comble à tant d'horreurs...
Par ses remerciments juge de ses fureurs.
J'ai prononcé l'arrêt, il faut que l'effet suive. Résous-la de t'aimer, si tu veux qu'elle vive ; Sinon , j'en jure encore , et ne t'écoute plus , Son trépas dès demain punira ses refus. >
232 HERACLIUS