ACTE III, SCÊNÏ: I. aôS
Outre que le succès est encore à douter, Que Ton peut vous trahir , qu'il peut vous résister; Si vous y succombez, pourrai -je me dédire D'avoir porté chez lui les titres de l'empire? Ah! combien ces moments de quoi vous me flattez Alors pour mon supplice auroieut d'éternités! Votre haine voit peu Terreur de sa tendresse; Comme elle vient de naître, elle n'est que foiblesse: La mienne a plus de force et les yeux mieux ouverts ; Et, se dût avec moi perdre tout l'univers.
Jamais un seul moment, quoi que l'on puisse faire. Le tyran n'ain*a droit de me traiter de père. Je ne refuse au fils ni mon cœur ni ma foi :
Vous Vaimez, je l'estime, il est digne de moi; Tout son crime est un père à qui le sang l'attache ; Quand il n'en aura plus, il n'aura plus de tache; Et cette mort, propice à former ces beaux nœuds. Purifiant l'objet, justifiera mes feux.
Allez donc préparer cette heureuse journée; Et du sang du tyran signez cet hyménée.
Mais quel mauvais démon devers nous le conduit ?
MARTIAH. ^..^
Je suis trahi, madame, Exupère le suit. ^^ '''\
Pa-fo
a64 HÉRÀCLIUS.