ACTE III, SCÈNE IL
Et suis trop au-dessus de cette iDdignité
Pour te vouloir piquer de générosité.
Que ferois-tu poiir moi de me laisser la vie,
Si pour moi sans le ti*ône elle n'est qu'infamie ?
Héraclius vivroit pour te faire la cour!
Rends-lui, rends-lui son sceptre, ou prive-le du jour.
Pour ton propre intérêt, sois juge incomiptible:
Ta vie avec la sienne est trop incompatible;
Un si grand ennemi ne peut être gagné.
Et je te punirois de m'a voir épargné.
Si de ton fils sauvé j'ai rappelé l'image,
J'ai vouhi de Léonce étaler le courage.
Afin qu'en le voyant tu ne doutasses plus
Jusques où doit aller celui d'Héraclius.
Je me tiens plus heureux de périr en monarque
Que de vivre en éclat sans en porter la marque ;
Et puisque pour jouir d'un si glorieux sort
Je n*ai que ce moment qu'on destine à ma mort ,
Je la rendrai si belle, et si digne d'envie.
Que ce moment vaudra la plus illustre vie.
M'y faisant donc conduire, assure ton pouvoir,
El délivre mes yeux de l'horreur de te voir.
PH0Ci.S.
Nous verrons la vertu de cette ame hautaine.
Faites-le retirer en la chambre prochaine.
Crispe; et qu^on me Vy garde, at tendant que mon choix Pour punir son forfait vous donne d'autres lois.
MARTXAir, à Pnlchérie.
Adieu, madame, adieu. Je n'ai pu davantage.
Ma mort vous va laisser encor dans Vesclavage : Le ciel par d'autres mains vous en daigne aûranchir !