‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 172 sur 201 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Mais si ces insolents Tarrachent de nos mains ?

EXUPÈRE

Qui Tosera, seigneur?

' PHOCAS

Ce peuple que tu craius.

EXUPàjlE.

Ah ! souvejiez-TOUs mieux des désordres qu'enfante Dans un peuple sans chef la première épouvante. Le seul bruit de ce prince au palais arrêté Disperserai soudain chacun de son côté; Les plus audacieux craindront votre justice, Et le reste en tremblant ira voir son supplice. Mais ne leur donnez pas, tardant trop à punir. Le temps de se remettre et de se réunir :

Envoyez des soldats à chaque coin des rues; Saisissez FHippodrome avec ses avenues ; Dans tous les lieux publics rendez-vous le plus fort. Pour nous, qu'un tel indice intéresse à sa mort. De peur que d'autres mains ne se laissent séduire, Jusques à Téchafaud laissez-nous le conduire : Nous aurons trop d'amis pour en venir à bout ; J'en réponds sur ma tête , et j'aurai Tœil à tout.

Cen est trop, Exupère: allez, je m'abandonne Aux fidèles conseils que votre ardeur me donne. ///. 18

274 HÉRACLIUS

C'est Tunique moyen de dompter nos mutins.

Et d'éteindre à jamais ces troubles intestins. Je Tais, sans difiërer, pour cette grande affaire Donner à tous mes chefs un ordre nécessaire.

Vous , pour répondre aux soins que vous m'avez

promis, AUez de votre part assembler vos amis ; Et croyez qu'après moi, jusqu'à ce que j'expire, Ils seront , eux et vous, les maîtres de l'empire.

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